Le minéral en Bretagne : la jument de pierre, ou chaise de saint Ronan / Kador sant Ronan

Ar gazeg ven (Ar gazeg vein / Ar gazec ven / Ar kazeg vaen) ou kador sant Ronan
Autre appellation : bag sant Ronan : barque de saint Ronan

 

Rocher ou mégalithe (Deux versions s'affrontent sur la nature de la pierre, pierre brute pour certains, menhir couché pour d'autres. Cf. Donatien Laurent et Pierre-Roland Giot) auquel est attachée une légende locale. Étape du parcours de la troménie, procession sacrée autour de Locronan. Le rocher est un énorme bloc de granit de 13 mètres de pourtour, gisant sur le flanc de Menez Lokorn (montagne de Locronan). Différentes légendes et pratiques lui sont liées, en témoignent ses différentes appellations.

Le rocher est un énorme bloc de granit de 13 mètres de pourtour, gisant sur le flanc de Menez  Lokorn (montagne de Locronan). Différentes légendes et pratiques lui sont liées, en témoignent ses différentes appellations.

- Bag sant Ronan : le bateau de saint Ronan. Un des récits rapporte que cette pierre aurait servi d’embarcation au saint venu d’Irlande jusqu’en Armorique. "Le rocher sur lequel il avait traversé les flots et qu’il appelait sa "jument de pierre" (ar gazeg ven) se coucha sur le sol, arrivée à Locronan" (LE BRAZ Anatole, 1900. Au pays des pardons. Rennes, La Découvrance, rédit.1994) où le saint homme établit son ermitage.

- Ar gazeg ven : la jument de pierre est son appellation la plus courante. La légende lui accorde le pouvoir de combattre la stérilité et d’assurer la descendance des femmes qui viennent s’y asseoir, s’y allonger et s’y frotter le ventre.

- Appelée aussi chaise de saint Ronan (kador sant Ronan), le saint aurait pris l’habitude de s’y asseoir et de contempler la baie de Douarnenez s’étendant à ses pieds ; le rocher aurait depuis gardé l’empreinte de son séant.
Le rocher est intégré à la grande troménie de Locronan, "tour de l'enclos monastique" qui rassemble tous les six ans, du deuxième au troisième dimanche de juillet, des milliers de pèlerins et de curieux en l’honneur de saint Ronan. Ce parcours sacré, long de 12 kilomètres, est ponctué de 12 stations autour de Locronan reliant l’église au tombeau du saint. Le passage à la pierre s’effectue après la dernière station, sur le chemin du retour.
Autrefois, les fidèles avaient coutume de faire le tour de la pierre et de s’y asseoir pour bénéficier de ses vertus fécondantes mais le clergé hostile à ces pratiques s’est efforcé de les éliminer. Cependant la légende entourant cette pierre continue d’être transmise et ces gestes rituels restent connus et parfois pratiqués.

Description des lieux et des installations :
La jument de pierre se trouve sur la commune de Locronan, "Petite Cité de Caractère" située au pied du Menez Lokorn (montagne de Locronan) qui s’étend sur les territoires de Locronan, Plogonnec et Quéménéven. Cette colline boisée, dominant la baie de Douarnenez de 285 mètres, fait partie des sites classés en 2007 pour son intérêt pittoresque, légendaire et historique.
Le bloc de pierre est situé sur le flanc de la colline à environ 1,5 kilomètres du bourg de Locronan. Aucune signalétique n’indique son emplacement. L’accès se fait par un sentier situé sur une propriété privée et envahi par la végétation. Le circuit de la troménie y accède tous les six ans par ce chemin dégagé pour l’occasion.
Autrefois dénudés, les alentours du site sont aujourd’hui plantés de pins mais l’espace autour de la pierre est dégagé.
"Au milieu de la lande est vautré le monstre de granit. Il a bien les formes étranges et colossales de quelque animal des temps fabuleux" (LE BRAZ Anatole, 1900. Au pays des pardons. Rennes, La Découvrance, rédit.1994). De 13 mètres de pourtour et d’une hauteur moyenne de 1,60 mètre, ce bloc granitique massif aux formes tourmentées présente plusieurs cavités. Rocher brut partiellement débité ou mégalithe renversé2, certains le présentent comme l’extrémité d’une ancienne pierre phallique aux dimensions plus grandes qui devait dominer Locronan à l’époque de l’Âge de Fer.

Nature de lieu :
Espace extérieur situé sur une propriété privée.

2 Thèses respectivement soutenues par l’archéologue Pierre-Roland Giot et l’ethnologue Donatien Laurent

Description de la transmission

La transmission de la légende et des pratiques liées au rituel de fécondité de la jument de pierre se fait à l’articulation entre la tradition orale et l’écrit, entre culture populaire, culture savante et culture cléricale. Ces différents modes de connaissance se mêlent sans cesse et participent à la transmission d’une mémoire et d’un imaginaire collectifs.

- L’intégration de la pierre à la grande troménie de Locronan est un vecteur essentiel pour la transmission des légendes qui l’entourent. À cette occasion la tradition orale et les gestes rituels entourant la pierre peuvent se transmettre in situ. Pratiquée par la majorité des habitants depuis l’enfance, selon Monsieur Le Bihan, notre informateur, la jument de pierre est ainsi connue de tous les Locronanais. La pierre fait dès lors partie du paysage non seulement naturel mais aussi culturel des habitants. Cette transmission peut également s’effectuer auprès des nombreux pèlerins et visiteurs extérieurs qui prennent part à la troménie.

- L’écrit est un autre mode de transmission des légendes liées à la pierre.
Les collectes des érudits folkloristes du XIXe siècle sont parmi les plus anciens témoignages décrivant ce culte à la gazeg ven et jouent un rôle dans la diffusion de ses légendes. Le fait de consigner par écrit les récits issus de la tradition orale et certaines pratiques observées participent à leur transmission. Les mentions faites à la jument de pierre par Paul Sébillot ou Anatole Le Braz dans leurs collectes constituent un mode de connaissance de ces légendes. D’autres écrits et témoignages du XIXe siècle et début du XXe siècle rapportent les gestes des fidèles autour de la pierre lors de la troménie : "Les prêtres passent à côté de la grande pierre, mais les autres pèlerins en font religieusement le tour ; après tout puisque c’est la chaise de saint Ronan !" (Chronique de la Semaine Religieuse, 1887). Si le clergé s’est montré largement hostile à ces pratiques jugées superstitieuses, il participe cependant à la transmission des croyances liées à la pierre sous l’appellation christianisée de "chaise de saint Ronan".

- De la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, les témoignages iconographiques, photographiques et audiovisuels se rajoutent aux précédents modes de diffusion. Les cartes postales du début du siècle dernier présentent des femmes en costume assises sur "La jument, pierre sacrée donnant les joies de la maternité". Un film de 1929 de la Fondation Kahn montre que de nombreux pèlerins s’assoient, s’allongent ou font le tour de la pierre.

- Aujourd’hui l’intérêt patrimonial que représente la troménie, sa pratique par de nombreux visiteurs extérieurs va de pair avec l’utilisation de nouveaux supports de communication. Les écrits des chercheurs, la documentation touristique, la couverture médiatique de l’événement élargissent les modes de transmission.

Lieu de la transmission

La transmission se fait au niveau local, sur la commune de Locronan, essentiellement sur le site même de la gazeg ven dans le cadre à la fois religieux, culturel et touristique de la troménie. Mais elle peut aussi se faire préalablement à la visite voire indépendamment de celle-ci à travers différents moyens de communication (supports écrits, audiovisuels, oraux) qui élargissent sa diffusion.

La migration des ecclésiastiques celtes venus d’Irlande et du pays de Galles à partir du Ve siècle évangéliser la péninsule armoricaine est un épisode historique largement relayé par le mythe.
On dénombre aujourd'hui quelque huit cents de ces religieux localement reconnus comme saints et dont les noms parsèment le territoire breton. Ainsi, Locronan correspond à la paroisse fondée par saint Ronan, Locquénolé celle de saint Guénolé ou Lanildut au monastère établi par saint Ildut etc.
La vie de ces saints fondateurs baigne, tout au long des siècles, la Bretagne chrétienne. À partir des IXe – Xe siècles essentiellement, les hagiographes consignent par écrit les Vitae, dont le but était de promouvoir le culte des saints bretons. Au XVIIe siècle Albert Le Grand entreprend un important travail de collecte sur ce thème qui servira de base au Buhez ar Zent.
La vie des saints en breton, lue quotidiennement dans les foyers, prête à chaque jour de l’année la vie d’un de ces personnages.

La présence de la pierre dans ces témoignages

La pierre est souvent évoquée dans le mythe des saints fondateurs de la Bretagne chrétienne. Celui-ci relate notamment la traversée de la Manche de ces derniers sur des bateaux de pierre. On retrouve aussi sur l’ensemble de la Bretagne, des lieux marqués de l’empreinte des saints venus s’étendre, s’asseoir, prier ou poser le pied et dont la pierre garde le stigmate. Dans les collectes et articles qui traitent de la Bretagne3 d’importantes références sont faites à ces pierres merveilleuses ; elles jalonnent les parcours de ces moines et prêtres itinérants. La toponymie témoigne encore de l’importance des rapports entretenus à ces pierres : lit de saint Ronan, chaise de saint Yves, bateau de saint Conogan, le pas du cheval de saint Gildas, le pied de saint Eloi…
Ces pierres, investies par la religion chrétienne, ont pu être l’objet de cultes plus anciens, possiblement destinés à promouvoir la fécondité. Si le clergé s’est efforcé d’éliminer ces pratiques jugées superstitieuses, certaines ont été détournées et intégrées par la religion chrétienne en culte des saints. Ainsi à Locronan, "la jument de pierre" est aussi appelée "la chaise de saint Ronan". Les pierres à empreinte ont pu faire l’objet de cultes et de croyances mêlant conceptions chrétiennes et non chrétiennes: les toucher permettait de recevoir le fluide de sainteté, elles pouvaient avoir des vertus curatives et il était souvent déconseillé de les déplacer sous peine de châtiments ou de voir la pierre revenir à son emplacement d’origine.

3 Albert Le Grand au XVIIe siècle, Jacques Cambry au XVIIIe, Paul Sébillot au XIXe et Georges Guénin au XXe entre autres.

- La connaissance de la vie de saint Ronan oscille entre l’histoire et le mythe. La plus ancienne source qui témoigne de son existence est la vie latine de saint Ronan écrite par un chanoine de Quimper au XIIIe siècle. Saint Ronan serait un évêque venu d’Irlande au VIIe siècle ou au début du Xe siècle4. Arrivé par l’île Molène il se serait ensuite arrêté à Saint-Renan (nord-Finistère) avant de rechercher un lieu plus reculé qu’il trouva dans la forêt de Névet où se dresse aujourd’hui le bourg de Locronan. Le saint homme, éponyme de la paroisse, y établit son ermitage. La légende le dit contemporain du roi Gradlon. Ronan est un des plus importants saints bretons dont la fête est célébrée le 1er juin.

- La troménie de Locronan est une procession chrétienne en l’honneur du saint. Elle suit le parcours pénitentiel que faisait le saint chaque dimanche selon l’hagiographie savante et populaire. La plus ancienne mention faite de la troménie provient d’un texte de la fin du XVIe siècle mais son origine, discutée entre chercheurs, est sans doute antérieure. Pour certains elle intervient après la mort du saint et délimite les contours de la propriété monastique. Mais d’après la principale thèse admise aujourd’hui la troménie serait la reprise christianisée d’un grand cérémonial celtique lié au cycle calendaire. Le culte de saint Ronan aurait ainsi intégré les éléments d’un culte non chrétien voué à la fertilité et à la fécondité5.

-La symbolique de la fécondité serait inhérente à l’ensemble de la troménie : jusqu’au XVe siècle Rois et Ducs de Bretagne y venaient en pèlerinage afin d’assurer la postérité des lignages "et c'est encore la fonction qu'exerce dans les croyances populaires toujours vivaces la grande roche appelée "jument de pierre"". (Donatien Laurent, 2007) Outre cette jument de pierre, témoignage de l’existence d’un rituel de fécondité, deux autres petites pierres dressées auraient eu la même fonction avant d’être détruites avant la Seconde Guerre mondiale. Nous ne pouvons cependant pas dater la pierre ni attribuer l’origine des pratiques.

Si la gazeg ven était déjà évoquée dans la vie latine de saint Ronan au XIIIe siècle6 ce sont les collectes folkloristes du XIXe siècle qui mentionnent pour la première fois les rituels et les légendes autour de celle-ci. C’est également au cours de ce siècle que la pierre aurait été intégrée au parcours de la troménie. Rien ne permet pour l’instant de dire que la gazeg ven serait "un vestige de cultes antiques", témoin de l’ancienneté du parcours ou si elle n’a été intégrée à la troménie que tardivement.

4 Respectivement selon Donatien Laurent et Bernard Merdrignac
5 Cf. articles de Donatien Laurent et Jean-Yves Eveillard in Dilasser, "M. Saint Ronan et la troménie", 1995
6 Philippe Guigon in Dilasser, M. op.cit.

Notre informateur nous dit que lorsqu’il était enfant s’asseoir sur la pierre était un sujet d’amusement, un jeu. Aujourd’hui, nous dit-il, cette pratique revient de plus en plus : pour le "côté rigolo mais aussi, d’après certains, pour retrouver du sacré et du sens". Lors de la troménie les gens vont s’y asseoir mais plutôt pour amuser les autres visiteurs et les médias. "Combien de femmes, pourtant ne vont-elles pas se frotter à la Jument de Pierre, rite ancestral de fécondité, comme la mère et la fille rencontrées en ce dimanche matin, un peu gênées d'être surprises : "c'est pour rire bien sûr"" (article du Télégramme, 9/07/09). Les Locronanais n’en parlent pas facilement et ces pratiques dites superstitieuses, longtemps ridiculisées par le clergé, sont aujourd’hui tournées en dérision par des blagues sur les pouvoirs fécondants de la gazeg ven.

D’après notre informateur, certains y viendraient en-dehors de la troménie, "quand personne n’est autour" pour que cette pratique intime ait du sens. Déjà, Anatole le Braz au début du siècle dernier avait observé une femme le faire après que tous les pèlerins soient partis. Quel sens donne-t-on aujourd’hui à ces pratiques liées à la pierre? Si le rituel semble laisser place aux loisirs, la symbolique liée à la fécondité se transmet encore aujourd’hui. En-dehors de la troménie, le chemin menant à la jument de pierre n’est pas ouvert, rendu par endroits impraticable par des riverains qui souhaitent conserver le "côté sacré" du site. Si la pierre est connue de tous, son accès n’est nulle part indiqué et il est rare que les habitants la montrent aux visiteurs. Il y a une réelle volonté des Locronanais de protéger le site des randonneurs et du tourisme. La perspective de l’inscription de la troménie au patrimoine de l’Unesco a suscité de plus la crainte d’un trop grand succès touristique ; la mairie ni les habitants ne souhaitent que le parcours puisse être refait en-dehors de l’officiel.

Cependant, depuis 2001, le chemin s’entretient de lui-même, témoignant du passage régulier de visiteurs.

Actions de valorisation, actions touristiques :

Il n’y a aucune action de valorisation patrimoniale ou touristique autour de la pierre. Cependant, son intégration au parcours de la troménie participe à sa mise en valeur auprès d’un large public de pèlerins et/ou de visiteurs. Le site et les chemins d’accès sont défrichés à cette occasion tous les six ans.

Diffusion :


- site Internet de l’office de tourisme de Locronan
- Documentation touristique, cartes postales
- La grande troménie donne lieu à une large diffusion médiatique

De nombreuses publications sont parues sur la troménie de Locronan ; la gazeg ven y est souvent mentionnée.

- ABGRALL J.M.. "Les pierres à empreintes - les pierres à bassins et la tradition populaire", in Bulletin de la société archéologique du Finistère, Tome XVII, Quimper, 1890 : 62-72.

- CAMBRY J., 1799. Voyage dans le Finistère, Coop Breizh, Spézet, réédit. 1993.

- CHARDRONNET J., 1977. Le livre d’or des saints en Bretagne, Armor éditeur, Rennes.

- DILASSER M. (pref.), 1995. "Saint Ronan et la troménie". Actes du colloque international 28-30 avril 1989, CRBC, Association Abardaeziou Lokorn, Bannalec.

- GIOT P.-R., 1997. La Bretagne des mégalithes, éditions Ouest-France, collection Références, Rennes.

- GUENIN G.. "Les rochers et les mégalithes de Bretagne. Légendes, traditions, superstitions", in Bulletin de la Société Académique de Brest, Tome XXXV, Brest, 1910-1911 : 191-280.

- LAURENT D.. "La cime sacrée de Locronan", in Milin G., Galliou P.. "Hauts-lieux du sacré en Bretagne", Kreiz n°6, Brest, CRBC, 1997 : 357-365.

- LE BRAZ A, 1900. Au pays des pardons. La Découvrance, réédit. 1994, Rennes.

- LE GRAND A., 1636. Les vies des saints de Bretagne Armorique, Salaün, réédit. 1901, Quimper.

- MERDRIGNAC B., 2008. Les Saints bretons, entre légendes et histoire. Le glaive à deux tranchants, PUR (collection Histoire), Rennes.

- SEBILLOT P., 1904. Le folklore de France. Tome I, "Le ciel et la terre", Maisonneuve et Larose, réédit. 1968, Paris.

- TANGUY B.. "La pierre dans le paysage toponymique en Basse-Bretagne", in Eveillard J.-Y., "La pierre en Basse-Bretagne. Usages et représentations", in Cahiers de Bretagne Occidentale, Brest, CRBC, 2001 : 5-26.

- TANGUY B.. "La vie des saints bretons. De la légende à l’histoire", in Ar Men, n°5, 1986 : 19-29.

La pierre et ses légendes n’ont fait l’objet d’aucune mesure de sauvegarde. Cependant son intégration dans le parcours de la troménie (susceptible d’être inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco) et sa situation sur le Menez Lokorn (site classé en 2007) participent à protéger sa dimension matérielle et immatérielle.

Personne(s) rencontrée(s)

Hervé Le Bihan : acteur du patrimoine lié au musée d’Histoire de Locronan et artisan tisserand, membre de l’association Gwiad in Lokorn qui vise à promouvoir l’activité actuelle de tissage à Locronan.

Localisation

Locronan, département du Finistère (29), région Bretagne

Adresse : magasin Ti Bihan
Ville : Locronan
Code postal : 29180

Téléphone : 02.98.91.85.78

Dates et lieu(x) de l’enquête : mai 2009 à Locronan
Date de la fiche d’inventaire : 15 juillet 2009
Nom de l'enquêteur ou des enquêteurs : Léna Le Roux & Marion Rochard Engélibert
Nom du rédacteur de la fiche : Léna Le Roux & Marion Rochard Engélibert

Supports audio (durée de l’enregistrement, nom s’il y en a un) : 00’01’36
Photographies (nombre de photographies) : 3

N° d'inventaire Ministère Culture : 2009_67717_INV_PCI_FRANCE_00067
Identifiant ARK : ark:/67717/nvhdhrrvswvk2rs

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