Repas chanté en Bretagne / Kan en davarn

Kan en Davarn / Repas chanté

Kan en Davarn s'appuie sur la vieille tradition vannetaise des filajoù, ces veillées où chacun pouvait accompagner le chanteur en reprenant les couplets à l'unisson ou en chantant ensemble un refrain ou une ritournelle. Le Kan en Davarn cherche de nouveau à provoquer la rencontre du public avec les chanteurs lors de repas chantés et trouve son terrain d'expression et un lieu d'accueil privilégié à la Taverne du Roi Morvan grâce à la complicité d'Irène Le Mentec, restauratrice et patronne de l'établissement.

Les soirées Kan en Davarn sont programmées à la Taverne du Roi Morvan à Lorient depuis le 18 mars 2011. Ce soir-là les organisateurs avaient invité Yann-Fañch Kemener pour lancer la première d'une expérience de repas chanté dans ce restaurant tenu par Irène Le Mentec. Une première soirée réussie et répondant aux attentes de l'équipe organisatrice et du lieu d'accueil : rassembler dans un restaurant des clients et convives se prêtant à participer à une soirée consacrée au chant, avoir le plaisir d'entendre un chanteur invité à l'occasion, permettre aux autres chanteurs et talents présents dans l'assemblée de s'exprimer et de faire entendre des chants de leur répertoire, donner toute sa place à la langue bretonne à travers les chants et les conversations... Depuis cette date les repas chantés se succèdent à la Taverne du Roi Morvan à un rythme mensuel et la formule a eu le temps de se roder au fil des 25 premières éditions.

Le déroulement des soirées Kan en Davarn

Toutes ces soirées ont été programmées un vendredi soir, à l'exception de l'une d'entre elles un samedi. En général elles se tiennent le troisième vendredi du mois, ou parfois le deuxième vendredi si le chanteur pressenti pour être l'invité du mois est dans l'impossibilité d'être disponible à cette date. Le groupe de chanteurs lorientais amené par Riwal Capitaine prend en charge la programmation des soirées et contacte les chanteurs pressentis dans le mois ou les deux mois précédant le Kan en Davarn. Avant l'été, ils prennent un peu d'avance et s'arrangent pour confirmer avec l'invité la réservation de la soirée prévue à la mi septembre. Il leur arrive parfois de se retrouver coincé et que l'invité leur fasse faux bond. Ils activent alors leur réseau pour trouver rapidement une solution de dernière minute.


La Taverne du Roi Morvan dispose de deux salles de restaurant et ces soirées se déroulent toutes dans la grande salle aménagée comme un pub breton, salle donnant directement sur l'extérieur et dans laquelle se trouve également le grand bar. Les clients du bar cotoient ainsi les personnes assises à table pour manger et les convives se rendant dans la deuxième salle de la taverne traversent également cette grande salle. Cet espace ne subit aucune modification pour la soirée Kan en Davarn : aucune sonorisation n'est installée pour les chanteurs, pas d'estrade non plus ni de scène, pas d'éclairages. Irène Le Mentec, restauratrice, et son équipe prévoient uniquement de réserver une grande table située au centre de la pièce pour y installer les chanteurs du groupe et leur invité. Au préalable et depuis plusieurs jours, ardoises et panonceaux présents dans le bar et à l'extérieur annoncent aux clients le repas chanté et le nom du chanteur invité.


Pour ces soirées, la Taverne du Roi Morvan ne change en rien ses habitudes et accueille comme les autres jours la clientèle coutumière du pub, de passage pour se détendre et prendre un verre entre amis à la fin d'une semaine de travail, ou souhaitant se restaurer sur place. L'entrée à la Taverne du Roi Morvan est gratuite comme d'ordinaire. Les personnes ayant réservé une table pour manger arrivent à l'heure qui leur convient. Ils passent à table et demandent à se faire servir quand ils sont prêts. A ce niveau, l'organisation du personnel du restaurant ne subit aucune modification par rapport à une soirée ordinaire. Il n'est en aucun cas impératif aux personnes souhaitant profiter de la soirée d'être sur place à une heure précise. Idem pour l'heure de départ pour chacun des convives et clients. Ajoutés à la gratuité, cette absence de contrainte et cette souplesse participent aussi beaucoup à la réussite de la soirée et à la satisfaction du public.


Le groupe d'organisateurs et le chanteur invité se retrouvent au bar vers 19h30 pour boire un verre ensemble avant de passer à table. La grande table où sont installés les chanteurs permet d'accueillir huit à dix personnes. A peine installé à table et avant même la commande des repas, un membre de l'équipe organisatrice propose au chanteur invité de lancer la soirée en chantant deux chansons. Cette règle de réserver les premières chansons de la soirée à l'invité a toujours été suivie depuis le tout début du Kan en Davarn. Riwal Capitaine, Sophie Le Hunsec ou un autre membre du collectif se lève pour demander le silence, annoncer la soirée à tous et présenter en deux mots le chanteur invité. Celui-ci présente ensuite lui-même les chansons qu'il chante et s'organise comme il l'entend pour le chant : en général debout en bout de table, ou parfois assis à table. Après cette entrée en matière réservée au chanteur invité, un des membres du collectif poursuit avec une chanson de son répertoire. L'équipe organisatrice compte cinq à six chanteurs rompus à la pratique du chant traditionnel en breton ou en français et possédant chacun un répertoire propre et conséquent : Sophie Le Hunsec, Anaig Lucas, Guenaëlle Hélou, Véronique Bourjot, Jean-Luc Le Mouel, Riwal Capitaine, etc. Pas de protocole particulier pour le déroulement de la soirée. Le temps de parole et de chant est alors distribué en fonction des opportunités qui se présentent et des idées et envies des uns et des autres. Le fait d'avoir une équipe stable de chanteurs autour de l'invité permet à celui-ci de se reposer. Toute la soirée ne repose pas uniquement sur lui et la succession de chanteurs crée des passages dynamiques et variés. Il est juste ménagé un à deux autres moments pendant le repas pour laisser de nouveau s'exprimer le chanteur invité et permettre ainsi à la soirée de prendre à chaque fois une couleur musicale différente.


La possibilité de chanter est aussi offerte par les organisateurs aux personnes présentes au bar ou à table. A chaque fois, l'occasion est saisie par des clients de passage ou des convives présents sur des tables voisines pour pousser la chansonnette. Ce côté "auberge espagnole" a réservé quelques bonnes surprises au fil des éditions, mais aussi quelques déconvenues.


Parmi les mauvaises surprises, le groupe s'est vu confronté à l'occasion à de piètres chanteurs trop contents de disposer d'un auditoire et profitant de l'audience qui leur est offerte pour occuper la place et s'incruster durablement pour deux ou trois chansons. C'est un peu le risque de l'exercice et les membres du groupe doivent alors faire preuve de diplomatie pour faire comprendre à la personne que la soirée ne leur est pas entièrement consacrée. Parfois ce sont les clients eux-même qui s'en chargent et mettent fin au récital en demandent à passer à autre chose. L'applaudimètre est parfois sans pitié !


Les bonnes surprises restent les plus nombreuses. Des personnes timides ou des chanteurs débutants prenant des cours de chant se jettent à l'eau pour chanter en solo, encouragés par les voisins de table. La possibilité de se faire aider par la salle pour être accompagné de la voix sur un refrain ou les paroles fait tomber les dernières réticences. Ce principe a permis de profiter du passage inopiné d'un chanteur basque sollicité par un membre du groupe et d'une personne originaire du Québec qui a participé à plusieurs éditions. C'est à chaque fois l'occasion de découvrir des voix intéressantes et des chansons originales et peu connues.


Les soirées Kan en Davarn prennent fin à chaque fois à la fin du repas et du service, vers 11 heures. Elles se terminent parfois par une partie dansée, en fonction de la personne invitée. Quand celle-ci est connue pour chanter à danser dans les festoù-noz, le groupe la sollicite pour cloturer la soirée et propose quelques danses au public présent. Parfois la soirée chantée se prolonge au-delà. Une partie plus impromptue et libre s'ouvre alors : échanges, tours d'horizon et promenades chantées dans les répertoires,... Ce moment, quand la majorité des clients de la Taverne sont partis, est particulièrement apprécié par le groupe organisateur auquel se joignent volontiers les derniers clients. C'est alors l'occasion de chanter pour un cercle plus réduit et attentif de personnes, sous le mode de la confidence, et d'entendre des chansons inattendues.


Les chanteurs invités au Kan en Davarn


Depuis le lancement des soirées Kan en Davarn, le collectif des organisateurs a cherché à faire un "tour de Bretagne" des chanteurs et chanteuses pratiquant le chant traditionnel. Son souhait était de faire découvrir des voix connues ou méconnues au public du Kan en Davarn, d'entendre des répertoires variés tant en breton qu'en français ou gallo, de rencontrer des chanteurs de divers horizons. On peut dire après quelques 25 éditions que quasiment tous les terroirs de Haute et Basse-Bretagne ont été représentés : le pays Vannetais gallo et bretonnant, le pays Pourlet, la Haute et la Basse-Cornouaille, la Loire- Atlantique, le Pays de Redon, le Trégor, le Léon,...


Une bonne quinzaine de chanteurs sont déjà venus à Lorient pour présenter des répertoires en langue bretonne : Ifig Flatrès et Louise Ebrel, Annie Ebrel, Loïc de Chateaubriant, Noluen Le Buhé, Dédé Le Meut, Loeiz Le Bras, Ronan Guéblez, Yann-Fañch Kemener, Jean-Claude Talec, Rozen Talec, Nanda Le Troadec, Louis-Jacques Suignard, Ifig Le Troadec, Christian Duro, André et Irène Drumel, Jérôme Masson, Armel Sciellour, etc.
Les répertoires de Haute-Bretagne ont été chantés par Ptit Louis Bernier, Lydie Le Gall, Gilbert Bourdin, Roland Brou, Vincent Morel, Albert Poulain, Gilbert Hervieux, David et Huguel, etc.
L'équilibre entre les soirées Haute et Basse-Bretagne n'a pas été recherché systématiquement par les organisateurs qui se laissent porter par leurs envies d'inviter des chanteurs de tous horizons et par les hasards des contacts et des rencontres : les chanteurs invités sont ainsi sollicités par le groupe pour leur donner de nouvelles idées.


L'ambiance de chant au Kan en Davarn


Concernant l'ambiance du lieu et les conditions générales dans lesquelles se déroulent les soirées, le collectif organisateur a toujours voulu privilégier une ambiance vivante comme elle existe à la Taverne du Roi Morvan, à la tenue de soirées chantées dans des salles des fêtes ou salles communales, lieux plus impersonnels, où le silence est imposé à un public passif et assis à écouter un chanteur debout sur scène devant un micro. Plusieurs membres du groupe aimerait qu'une attention plus grande soit néanmoins apportée par les clients et convives de la Taverne aux passages chantés : une ou deux interventions en cours de soirée sont parfois nécessaires pour rappeler à tous de prêter attention au chanteur. Mais sur ce point les éditions du Kan an Davarn ne se ressemblent pas toutes et l'environnement est plus ou moins bruyant et plus ou moins attentif selon les cas. Il est vrai que c'est parfois difficile pour un invité ayant la voix fatiguée de s'imposer et de conduire les clients à mettre la pédale douce sur le volume sonore de leurs conversations, que ce n'est pas évident de captiver l'auditoire, que les gens décrochent facilement et que certains formats de chansons sont difficiles à placer, comme de longues gwerz ou complaintes. Mais malgré ces aléas, la formule choisie (chanter à table dans un café-restaurant pendant un repas) semble à tous intéressante à plus d'un titre : elle permet de découvrir des chanteurs qui viennent d'autres terroirs, d'entendre des répertoires originaux et parfois des perles inconnues, d'avoir eux-même l'opportunité de chanter, de faire participer le public.


Tous les chanteurs témoignent que le Kan en Davarn leur a permis de chanter des chansons qu'ils n'ont plus l'occasion de chanter beaucoup par ailleurs. Cela se vérifie à chaque édition, tant du côté des chanteurs invités que de celui du groupe de chanteurs à l'origine de la formule. Ainsi par exemple, pour certains membres du collectif, le nombre total des chansons chantées depuis les débuts du Kan en Davarn dépasse les 50 chansons différentes. C'était un peu le pari des organisateurs que de se creuser le tête, de chercher à chanter des chansons moins connues, peu entendues, et de les partager avec le reste des convives.
Un autre intérêt de cette formule réside dans les surprises occasionnées par le déroulement de la soirée ou les dispositions du public. Les chanteurs arrivent sur place avec une idée plus ou moins précise du répertoire qu'ils vont chanter mais parfois changent d'idée et chantent totalement autre chose, parce que les chansons des autres personnes les amène à penser à autre chose ou tout simplement à cause du contexte. A l'exemple d'une soirée où il y avait eu toute une série de chants déclinés à partir de la chanson "N'eo ket en ho ti tavarnourez". Autre exemple pendant un repas où était présente une tablée de futurs mariés accompagnés de leurs parents et proches : les chansons sur le thème du mariage avaient occupé une grande partie de la soirée.


La fréquentation des soirées Kan en Davarn


Au fil des éditions, le Kan en Davarn a trouvé son public. Quasiment dès son lancement en 2011, le repas chanté a affiché complet. Les convives sont soit des habitués qui viennent régulièrement aux soirées de Kan en Davarn, soit des personnes de passage qui réservent une table pour manger sur place et découvrent les chanteurs. Les habitués sont pour beaucoup des personnes s'intéressant au chant qui viennent pour l'ambiance de ces soirées et participent volontiers en chantant eux-même. Le restaurant est souvent complet à l'avance : quand c'est le cas, près de 60 à 70 personnes sont à table ou debout au bar dans la salle.

Le café, le bistrot, l'auberge étaient autrefois des lieux très fréquentés en milieu rural. Sans y être institué, ni avoir donné lieu autrefois à des assemblées et rendez-vous réguliers ni surtout formatés, le chant dans les bistrots et cafés était une pratique qui surgissait à l'occasion, au gré des rencontres et des conversations, au gré des événements marquants de la communauté : fêtes familiales, pardons, foires...


L'équipe organisatrice du Kan en Davarn s'appuie sur la vieille tradition vannetaise des filajoù, ces veillées où chacun pouvait accompagner le chanteur en reprenant les couplets à l'unisson ou en chantant ensemble un refrain ou une ritournelle. Le Kan en Davarn cherche de nouveau à provoquer la rencontre du public avec les chanteurs lors de repas chantés et trouve son terrain d'expression et un lieu d'accueil privilégié à la Taverne du Roi Morvan grâce à la complicité d'Irène Le Mentec, restauratrice et patronne de l'établissement.


Tous les membres du collectif à l'origine de la création de ces soirées Kan en Davarn sont chanteurs, musiciens, ou ont participé, depuis la fin des années 1970 pour certains, aux expériences de valorisation du patrimoine chanté du pays Vannetais. On retrouve par exemple deux des membres du collectif à l'origine de la création des Dastumerion ar C'hreisteiz, un groupe de jeunes chanteurs ayant beaucoup collecté dans la région lorientaise et le pays vannetais au début des années 1980. Plus près de nous, plusieurs d'entre eux ont poursuivi ce travail au sein de Dastum Bro Ereg, une association membre de Dastum travaillant à promouvoir le collectage, à rassembler les fonds sonores vannetais et les verser aux archives sonores de Dastum, à valoriser ce patrimoine au travers d'éditions et d'animations diverses.


Tous ont suivi avec attention et participé en tant que chanteurs ou organisateurs aux diverses expériences de relance des filajoù (veillées chantées et contées) dans tout le pays vannetais ou à divers concours de chant : filajoù de Languidic et de Kervignac, éliminatoires vannetaises et finale du Kan ar Bobl à Lorient ou Pontivy, filajoù de la vieille forêt à Languidic, filajoù de Plouay organisés par l'association Skol an Amzer da zont depuis la fin des années 1990, Kan ha tapas, apéros tapas chantés organisés à Persquen par l'association Pevar àr al leur, etc.


Depuis plus de 20 ans, l'équipe féminine du Kan en Davarn s'est retrouvée pour former Al loeroù ruz, un groupe de chanteuses interprétant principalement le répertoire vannetais de chants à danser, mais chantant également mélodies et chants à la marche. Ce groupe, qui compte cinq chanteuses aujourd'hui et a vu passer treize chanteuses depuis sa création, continue de chanter dans les festoù-noz dans la région lorientaise et bien au delà. Un trio masculin de chanteurs s'est également constitué depuis peu autour de deux membres du Kan en Davarn et plusieurs des chanteurs du collectif sont connus en Bretagne pour chanter en solo ou avec d'autres complices.


Les soirées " Kan en Davarn " (Chant à la taverne)


En 2010-2011, un échange entre les membres du groupe et Irène Le Mentec, patronne de la Taverne du roi Morvan permet de jeter les bases du Kan en Davarn. Une rencontre évidente pour le groupe avec une restauratrice déjà très sensibilisée à la promotion de la langue et de la culture bretonne, de la musique traditionnelle. Depuis 1993, Irène avait créée la Taverne du roi Morvan, un pub breton où l'on pourrait chanter, danser, écouter de la musique tout en savourant une cuisine locale. Installé les premières années au Croisty (56), la Taverne se déplace quelques années plus tard à Lorient et y accueille musiciens, groupes et chanteurs depuis la fin des années 1990. La Taverne a ainsi reçu de nombreux groupes et musiciens pour des soirées dans le bar ou en extérieur sur la place Polig Monjarret : Tan ba'n ti, le bagad Sonerion an Oriant, Roland Becker, Katé Mé, les Ramoneurs de menhirs, etc. Le Festival interceltique de Lorient pendant la première quinzaine d'août lui donne par exemple l'occasion d'une programmation musicale importante.


Irène Le Mentec avait déjà eu l'occasion d'inviter ponctuellement des chanteurs ayant un répertoire en français ou breton (Jo Le Sergent, Marcel Jaffré, Claude Le Gallic, Ruzerion Traoure, Brou-Hamon-Quimbert, etc.). C'est donc avec plaisir qu'elle accueille la proposition du groupe de créer des repas chantés réguliers dans son restaurant. Le rôle de chacun est précisé. Irène Le Mentec souhaite dès le lancement du Kan en Davarn que la Taverne prenne à sa charge les cachets des chanteurs invités, leurs déplacements et leur hébergement. Elle souhaite également prendre à sa charge les repas des membres du collectif présents lors des soirées. Restent à la charge du groupe la programmation musicale, le contact avec les chanteurs invités, la promotion des soirées. Un petit changement est intervenu depuis les premières éditions : les chanteurs invités sont désormais hébergés par l'un ou l'autre des membres du collectif.

Diffusion de l'information et promotion des soirées Kan en Davarn

Le groupe et la Taverne du roi Morvan utilisent des moyens de diffusion simples pour annoncer les repas chantés. La régularité des soirées et leur programmation à des moments repérés chaque mois (2e ou 3e vendredi du mois entre septembre et juillet) permettent aux personnes intéressées de repérer facilement les soirées et de réserver leur table à l'avance. Des petites affiches au format A4 sont réalisées par des membres du groupe et diffusées par mail : elles annoncent à chaque fois la programmation pour le trimestre voire davantage. Une insertion est glissée sur le site de l'association Emglev Bro An Oriant, structure regroupant les associations de la région de Lorient travaillant autour de la langue et la culture bretonne. Quelques membres du groupe font également circuler quelques messages à travers les réseaux sociaux dans les jours précédant les soirées.


A la Taverne du roi Morvan, l'information est transmise aux clients via des panonceaux et ardoises placés au bar ou en extérieur. Des annonces dans la presse locale viennent compléter le tout. Il n'apparait pas utile au groupe ni à la Taverne de déployer davantage de moyens d'information, le restaurant affichant souvent complet pour les repas chantés.

Depuis le lancement des repas chantés, une chanteuse du groupe s'est chargée d'enregistrer les soirées. Même si la totalité des soirées n'est pas entièrement captée, des enregistrements intéressants et significatifs existent pour chacun des repas chantés et cela semble important pour les membres du groupe qu'il reste une trace de ces soirées. Ils sont complétés par des notes manuscrites où sont précisés les titres des chants, les noms des chanteurs, etc. A terme, il est prévu qu'une copie de ces enregistrements soit transmise à Irène Le Mentec et il est possible qu'une copie vienne également rejoindre les archives sonores de Dastum.


Peu de traces écrites ou articles existent sur cette expérience. On peut citer néanmoins deux articles en langue bretonne parus dans les magazines Bremañ et Musique bretonne :


- DOUJET, Daniel, Kan en Davarn ha plijadur !, Bremañ niv. 381-382, juillet-août 2013 MATTHEYSES, Damien, Tavarn ar Roue Morvan, une taverne culturelle, Musique bretonne
n°168, septembre-octobre 2001
Autres sources concernant les veillées ou filajoù de Plouay:
- DOUJET, Daniel, Filajoù Ploue, Intervention en breton sur les veillées de Plouay lors d'un colloque universitaire à Carhaix, 17 septembre 2005
- DOUJET, Daniel, LUCAS, Anaig, Filajoù Ploue 2002-2003 , 1 CD 17 titres + livret 20 pages texte intégral
- DOUJET, Daniel, LUCAS, Anaig, Filajoù Ploue 2003-2005 , coffret 1 CD 15 titres "kontadennoù" & 1 CD 16 titres "sonennoù" + livret 36 pages texte intégral
- Skol an Amzer da Zont, Filajoù Ploue 2001-2002, 1 CD 17 titres + livret 16 pages texte intégral
- Skol an Amzer da Zont, Filajoù Ploue 2000, k7 21 titres (sans livret) Petite revue de presse de 2001 à 2005 sur les Filajoù Ploue ci-joint.

Dates et lieu(x) de l’enquête : recherches effectuées au printemps 2013 et complétées par une série d'interviews des organisateurs en breton et français le 13 septembre 2013


Nom des personnes rencontrées : 
Membres du collectif à l'origine de la création des repas chantés Kan en Davarn
Riwal Capitaine, Sophie Le Hunsec , Anaig Lucas, Daniel Doujet, Jean-Luc Le Mouel, Guenaëlle Hélou, Didier Le Bot, Irène Le Mentec
Localisation générale : 
Taverne du Roi Morvan
Place Polig Montjarret – 56100 Lorient Morbihan

Nom de l'enquêteur ou des enquêteurs : Ifig Le Troadec


Date de la fiche d’inventaire : juillet 2013


Nom du rédacteur de la fiche : Ifig Le Troadec


Supports audio : 2 extraits sonores de la soirée Kan en Davarn du vendredi 13 septembre 2013 à Lorient (Na pa oan me bihan chanté par Sophie Le Hunsec et Me m' oe he choejet tostig din chanté par Jean-Luc Le Mouel)

 

 

N° d'inventaire Ministère Culture :  2013_67717_INV_PCI_FRANCE_00307
Identifiant ARK: ark:/67717/nvhdhrrvswvk2dg

Comment contribuer à l'inventaire : la méthode : http://pcilab-new.huma-num.fr/contribuer
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