La dorure sur métal en Bretagne

Dorure et argenterie d’orfèvrerie. Dorure façon mercure, travail dans le respect des anciens.

La dorure au mercure consiste à appliquer sur du cuivre ou du bronze un amalgame de boulettes de mercure et d'or avec une brosse métallique, puis à chauffer pour faire évaporer le mercure.

Date de création : mars 1986. Serge Rousseau pratique ce métier depuis 42 ans.

Nombre total de personnes actuellement occupées dans l’entreprise 1

La dorure au mercure consiste à appliquer sur du cuivre ou du bronze un amalgame de boulettes de mercure et d'or avec une brosse métallique, puis à chauffer pour faire évaporer le mercure. Le doreur effectue ensuite le brunissage à l'agate ou au mat. Le mercure peut également être utilisé à froid : le mercure se volatilise alors par simple séchage.
La dorure par électrolyse consiste à déposer un fin placage sur une surface métallique telle que l'argent, le cuivre, le laiton, le maillechort par le procédé électrolytique. Ce procédé repose sur la décomposition chimique de certaines substances en solution par le passage d'un courant électrique pour transférer un métal (or, argent, cuivre) fixé en anode (pôle positif) vers un objet situé en cathode (pôle négatif). La couche adhérente est plus ou moins épaisse selon la durée de l'électrolyse et la force du courant utilisé.
La dorure est ensuite brunie, comme pour la dorure au mercure.
La suite incontournable de la dorure au mercure, ou façon mercure (par électrolyse) est la patine, pour exemple, l'ancien patineur de chez Mahieu, malgré sa retraite, est appelé au château de Versailles pour repatiner certaines pièces.
L'argenture : l'argenteur obtient, par électrolyse, un fort dépôt d'argent de 20 à 60 microns d'argent sur la matière (laiton, cuivre, bronze, étain, régule ou maillechort). La touche finale est donnée par l'avivage.

Or, argent, mercure
Fournisseurs sur Paris

Machine de brossage, machine à polir.
Il n'y a pas de problème d'approvisionnement de ces machines.

Un atelier, 10 métiers :

- Orfèvre, réparateur or, argent (réfection d'éléments manquants)

- Patineur (dorures, bronzes, argent)

- Monteur en bronzes (pendules, cartels, lustres, meubles...)

- Réparateur étain

- Polisseur, aviveur

- Vernisseur

- Argenteur

- Doreur

- Brunisseur

- Réemmancheur de couteaux

L’atelier de Serge Rousseau se trouve à Brieuc. Le fait d’être installé en province l’a obligé à devenir très polyvalent et à ne pas se spécialiser dans un seul domaine.
Sa clientèle actuelle est une clientèle de professionnels, notamment du secteur de l'horlogerie, de l'art sacré et de l'art de la table mais également une clientèle de particuliers.

Actuellement, Serge Rousseau n'envisage pas transmettre son métier à cause des graves difficultés du secteur : baisse de la demande, méconnaissance du métier et incapacité du public d'évaluer la qualité du travail.
Serge Rousseau ne forme pas d'apprenti car il voit que le métier n'a pas d'avenir et en plus il n'aurait pas les moyens de les payer. La tradition de payer un apprenti est une tradition ancienne, liée aux métiers du bâtiment, mais qui n'est pas praticable pour des secteurs où on ne peut rien faire de "rentable" si on ne maîtrise pas les techniques : on ne peut pas se permettre de confier à un apprenti des pièces de grande valeur qui à la moindre erreur seraient perdues !

Serge Rousseau a suivi une formation de type ancienne, au contact de maîtres où on apprend en observant le métier et le geste. A l'âge de 16 ans, il a débuté son apprentissage dans un atelier à Saint-Brieuc : maison Desury, quatre générations d'Orfèvres, fermée en 1985. Il a beaucoup appris en regardant car au début il n'avait pas le droit de travailler sur des pièces de valeur. Il a commencé à pratiquer le polissage, ensuite l'argenture, la dorure, la restauration des pièces d'orfèvrerie et de bijouterie. Après l'apprentissage il a fait son compagnonnage.
Puis il est arrivé à Paris, chez la maison Mahieu, qui à l'époque était la meilleure maison de France en dorure sur métaux et du monde. Il a travaillé durant trois ans chez Mahieu, puis est retourné à Saint-Brieuc chez son ancien patron, avant de créer sa propre entreprise en 1986.
Le secteur de la dorure sur métaux est aujourd'hui en forte baisse à cause

I. des dorures de très mauvaise qualité qui ont fait concurrence aux dorures et argentures de haute qualité et qui ont dégradé le secteur,
II. de la méconnaissance des techniques de dorure,
III. de la baisse de la demande,
IV. des prix élevés du travail : matières premières, charges sociales...

Ce qui pousse de nombreuses personnes à ne plus faire restaurer leurs pièces et les professionnels (antiquaires, etc...) à vendre dans l'état.
Quelle a été l’évolution de votre pratique jusqu’à aujourd’hui et quelles sont vos perspectives pour l’avenir, s’agissant des outils, des techniques et des produits ?
Pour faire évoluer et faire survivre ce métier il faudrait que les gens soient informés et qu'une clientèle avertie soit développée, afin de permettre la conservation et la transmission de notre patrimoine.

- Plaquette

- Site internet

Au début il a fallu faire beaucoup de publicité pour se faire connaître, mais actuellement il n'en a plus besoin.

Personne(s) rencontrée(s)

Serge Rousseau, responsable de l’atelier d’orfèvrerie

Localisation (région, département, municipalité)

Bretagne, Côtes-d’Armor, Saint-Brieuc

Adresse : 17, rue Fardel
Ville : Saint Brieuc
Code postal : 22000

Téléphone : 02 96 62 04 58
Adresse de courriel : contact@orfevre-rousseau.com

Dates et lieu(x) de l’enquête : 5 novembre 2008, sur place
Nom de l'enquêteur ou des enquêteurs : Francesca Cominelli

N° d'inventaire Ministère Culture : 2008_67717_INV_PCI_FRANCE_00032
Identifiant ARK : ark:/67717/nvhdhrrvswvk2wx

Comment contribuer à l'inventaire : la méthode : http://pcilab-new.huma-num.fr/contribuer
Accéder à la fiche sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dorure

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